Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 19:38

Présentation (4ème de couverture)

Après avoir dressés des portraits masculins dans Vous les connaissez!, Patricia Oszvald a eu envie de renouveler l'exercice, mais au féminin. Elle nous offre une nouvelle galerie de portraits de personnages célèbres ou de pure fiction, mais toujours avec l'humour qui caractérise son écriture divertissante. Un bon sens de l'observation, un ton drôle, une vision incisive et sans concession de ses contemporaines. Une nouvelle occasion de se délecter et de passer un bon moment pour le plus grand bonheur des amateurs du genre.

Une série de portraits tous plus caustiques les uns que les autres. Cécilia, l'indécise capricieuse; Odile, la suzeraine; Adèle, la rebelle; Emilienne, la mégère non apprivoisée; Raphaëlle, la tortionnaire; Alexia, la voilattitude; Ségolène, l'idée reçue; Chantal, la savante; Nathalie, la « j'emmerde tout le monde avec les histoires de mes gosses »; pour ne citer que ceux-là vous embarqueront dans leur univers très personnel.

Morceaux choisis :

"Adèle, la rebelle

Quatre-vingt printemps dont vingt-cinq au service de sa passion; la danse. Si passion il y a, pourquoi avoir attendu si longtemps avant de l'assouvir? Et bien, si l'explication peut paraître inattendue; elle est très simple. Si les maigres guibolles s'entrechoquent aujourd'hui avec plus de fébrilité que de vigueur, il a d'abord fallu qu'elles la supportent patiemment jusque-là. Patiemment, vous dites? Patiemment, c'est le mot. Et elle n'en n'a pas manqué, de patience! Adèle n'a toujours eu qu'un rêve, un seul souhait depuis sa plus tendre enfance; danser. Mais dans les années 1920; la danse, quelle qu'elle soit, cet enchaînement de spasmes plus ou moins contrôlés, plus ou moins rythmés, plus ou moins rapides, était réservée à une certaine catégorie de filles qui s'exposaient plus aisément et volontiers aux yeux et regard brillants, baveux, envieux et très intéressés des hommes. Et on sait bien ce qui peut se passer. On commence par quelques innocents entrechats, on glisse vers le grand écart et ça peut se terminer en « Nini pattes en l'air » avant qu'on ait eu le temps de dire ouf! Et dans sa famille, il était hors de question de courir ce genre de risque! Si bien que sa mère a définitivement clos toute discussion à ce sujet en lui assurant qu'elle, vivante, sa fille ne danserait pas! Qu'à cela ne tienne! Sa mère, c'est sa mère et la patience d'Adèle, probablement sa plus grande vertu. Cinquante-cinq ans, elle a attendu! Cinquante-cinq années de passion refoulée, d'attente sans oser espérer. Que sa mère lui pardonne, vint le jour qui fut le dernier, l'ultime soupir brisant à jamais une autorité parentale incontestable et d'ailleurs, incontesté. Le corps de sa noble mère pas encore tout à fait froid que déjà, Adèle était à sa deuxième leçon de danse. Cette rebellion, certes tardive, n'a en rien tari la passion qui l'anime à ses cinq cours de danse hebdomadaires avec l'énergie et l'entrain à faire pâlir bon nombre d'adolescents fatigués de naissance. Il y a fort à parier que de son côté, la noble maman attende sa progéniture de bientôt quatre-vingt et un printemps de pied ferme pour lui remettre les idées en place bien que cette dernière semble bien déterminée à la faire patienter le plus longtemps possible et avant d'accorder sa dernière danse à la faucheuse, de lui faire un pied de nez!

Nathalie, la « j'emmerde tout le monde avec les histoires de mes gosses! »

Nath, elle est super sympa, toujours de bonne humeur, tout le monde l'adore; bref, la vraie bonne copine. En plus, tout lui réussit et ça fait plaisir à tout le monde. Un mariage sans ombre avec un mari qui l'adore et qui ne sait pas quoi faire pour lui faire plaisir. Professionnellement, c'est l'extase; elle gravit l'échelle sociale à grands pas et c'est amplement mérité, c'est la meilleure! Et comble des combles, la cerise sur le gateau; elle a trois, mais alors, trois merveilles d'enfants, enfin, la totale! Non, non, faut rendre à César, ce qui lui appartient; ils sont beaux, super et tout et tout! Et justement, à ce propos; on aurait quand-même un petit reproche à lui faire; trois fois rien, rien de grave, c'est juste que... nom de Dieu de nom de Dieu; qu'est-ce qu'elle a ou plutôt, qu'est-ce qu'on lui a fait, nous – je suis sûre que ça vous énerve aussi! -, pour qu'elle nous parle tout le temps de ses gosses? Je vous le demande; qu'est-ce qu'on lui a fait pour qu'elle nous raconte, par le menu, la vie de ses mouflets chaque fois qu'on lui téléphone? Pourquoi? Why? La question est posée; qu'est-ce qui lui prend? Nous aussi on a des problèmes, merde! Nous aussi parfois on a le moral dans les chaussettes et on comptait bien sur elle pour nous faire oublier nos tracas ou simplement les écouter. Et puisqu'on en parle, à cet instant précis, on n'en a rien à cirer que Nicolas a tartiné la nappe en dentelle de Calais de Tata avec du Nutella! On n'en a rien à foutre que ses jumelles, Valentine et Clémentine ont mis des punaises sur la chaise de Papy Edouard! Nous, ce qu'on aimerait quand on l'appelle, c'est qu'elle nous écoute, qu'elle comprenne nos soucis, qu'elle se mette à notre place deux secondes! Elle, on le sait qu'elle est heureuse! Déjà que par moment, pour ne pas dire souvent... tout le temps... ça nous contrarie suffisamment comme ça, alors que Nicolas ait mis du poil à gratter dans le linge de corps de son arrière grand-mère quand ils lui ont rendu visite à la maison de retraite et qu'il en ait profité, avec l'aide de ses soeurs, je les reconnais bien là, pour interchanger tous les verres à dents, avec les dentiers dedans; on n'en a rien à secouer, nous! On s'en tamponne! C'est clair!"

Par Pa tricia Oszvald
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 14:31
Présentation de l'éditeur :

Surprenante Patricia Oszvald qui après un premier roman, Sàndor et plusieurs ouvrages dépeignant la société, ses contemporains et leurs travers avec un indéniable penchant pour l'humour, elle nous revient avec un thriller. Maniant avec dextérité le chaud et le froid, l'angoisse et la sérénité, la paranoïa et la manipulation psychologique de certains des personnages, on est immédiatement embarqué dans cette histoire qui nous tient en haleine pour nous surprendre et ce jusqu'aux dernières lignes.


Extrait :

"On s'embrassa. On s'étreignit. L'enfer ne sera bientôt plus qu'un souvenir. On regardait la brèche s'agrandir et l'on savoura, comme trop peu souvent, l'air très frais, pour ne pas dire glacial, dont plus jamais personne n'osera se plaindre. L'ouverture ainsi faite à coups de masse, laissait voir trois bustes de pompiers qui mettaient toute leur énergie à la tâche. Les trois hommes et leur force eurent raison du mur qui céda. Un camion de pompier effectuait déjà les manoeuvres nécessaires à l'approche et à l'installation de l'échelle qui permettrait d'évacuer les rescapés dans les meilleures conditions de sécurité. On leur demandait d'attendre encore quelques instants, par mesure de précaution. Un étrange et strident grincement s'exprima et surprit tout le monde. Les pompiers s'immobilisèrent sur l'échelle alors que le groupe retenait son souffle craignant que le toit de la salle ne s'écroule et ne les engloutisse. Ce vacarme avait ceci d'inquiétant, c'est qu'il ne cessait pas. Au contraire, il s'amplifiait. Personne ne savait déterminer avec certitude d'où il provenait. Il était là. Plongeant toutes et tous dans une angoissante expectative. Tout à coup, l'un des pompiers comprit et se mit à hurler. Instantanément, le groupe put voir ce qui les attendait. Une énorme carcasse de carlingue enflammée roulait vers eux écrasant tout sur son passage et provoquant moult explosions retentissantes. Le cylindre de feu arrivait tout droit vers les pompiers. Tout droit vers ce qui était la seule issue possible du groupe. Et, par voie de conséquence, tout droit vers leur vie qui était, une fois de plus, menacée. A coup sûr, cette énorme masse ne rencontrerait aucune résistance et éventrerait, avant de l'écraser, une grande partie du local où Sam se trouvait. Le désespoir le gagna en un claquement de doigt. Tout allait se terminer, là, maintenant. Il vit les trois pompiers basculer dans le vide et s'enflammer comme des poupées de chiffon. Tout juste eut-il le temps d'adresser une pensée à sa famille que, comme ses comparses, il n'eut d'autres réflexes que d'accueillir la mort en hurlant comme pour la défier une dernière fois alors que l'énorme amas de ferrailles ne fit qu'une bouchée du dernier rempart. Comme prévu, le mur que les pompiers avait peiné à entamer, n'offrit aucune résistance au bourreau métallique embrasé qui gémissait en roulant vers le groupe comme pour ajouter encore plus de terreur à ces instants. L'insupportable chaleur envahit les lieux. L'important appel d'air ainsi créé ne fit qu'encourager plus encore des flammes déjà très motivées. L'air n'en n'était plus. La visibilité était nulle. La fumée noire était omniprésente et le mastodonte leur obstruait toute vision qu'ils devraient avoir sur l'extérieur. Pires que tout cela, les hurlements hystériques d'intense détresse qu'éprouvait chaque membre du groupe leur faisait perdre la tête. D'autres, dont Sam, mirent leurs dernières forces au service de leurs jambes et couraient sur toute la largeur de la pièce, en rasant le mur, tout comme le feraient des souris de laboratoire pour tenter d'échapper à des mains aux intentions pas toujours très prometteuses. Hurlant et courant, le visage buriné par la douleur et l'angoisse, Sam persistait dans sa course folle contre la mort..."
Par Pa tricia Oszvald
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 14:22
Présentation de l'éditeur :

Les inoubliables des commentateurs sportifs « A ce niveau, c’est plus des défenseurs, c’est presque des attaquants tellement ils attaquent bien ce qu’ils ont à défendre ! ».
Le foot est populaire. L'humour ne l'est pas moins. Pourquoi les deux seraient-ils incompatibles? Loin de là, ils sont indissociables des plus grandes compétitions internationales commentées par des journalistes dont le talent n'est plus à démontrer, et dont les perles de langage nous laissent souvent pantois...
Ce livre est un florilège de paroles, pensées et aphorismes pris sur le vif, au coeur de l'action, en direct, quand les commentateurs ont laissé parler leur ferveur de supporters inconditionnels alliant l'humour à la spontanéité de l'instant. Un pur moment de bonheur!

Extrait :

«La 3ème chose que les Argentins touchent après le sein de la mère et le biberon; c'est le ballon!»

«les supporters du Nigeria sont très colorés!»

«On a encore besoin de BATISTUTA et surtout de son pied!»

«Tout le monde a vu France/Sénégal et tout le monde (ou presque) sait que dominer ne veut pas dire gagner!»

«on est à 8000 Km de là et d'ici on ne voit pas bien le ballon!!! De deux choses, l'une, ou j'ai trop bu, ou ma vue baisse ou alors... ils ont perdu le ballon, ces cons!»

«C'est une belle pelouse!» «C'est normal; on ne fait pas de motocross dessus!»

«Ce serait bien si on récupérait ZIDANE comme ils ont récupéré BECKHAM!»

«Ils ont dû renforcer le pied de BECKHAM parce qu'il est meilleur qu'avant!»

«FERDINAND, qui s'était blessé en regardant la télé; il s'est fait une extension en posant le pied sur un pouf et il a été absent pendant trois mois!»

«Les Anglais ne se préoccupent pas de l'âge des joueurs! Sont pas si cons qu'ils en ont l'air!»

«Y'a eu moins de flashes qu'en première mi-temps; à mon avis, ils n'ont plus de pellicule!»

«Y'a un gros coup de pompe de chaque côté!»

«Dans le foot anglais, le corner; c'est une messe!»

«Il a un super pied gauche!» «Le pied droit n'est pas mal non plus, mais il s'en sert moins!»

«Oh! Elle était bonne au départ, mais dehors à l'arrivée! Quand t'as pas de pot, c'est jusqu'au bout!»

«Oh! Il est pas passé très loin, celui-là!» «Mais le problème, c'est que pas loin ou très loin; c'est quand même à côté!»

«On n'était pas loin du 1-1 et on n'était pas loin du 2-0 non plus!»

«Il n'y a aucune participation offensive; j'ai l'impression qu'ils sont usés ou alors, mes yeux vont plus vite que leurs jambes et si c'est ça, c'est le signal!» «Quel signal? Tu dois rentrer?» «Non, le signal de remplir les verres!»

«Juste devant le gardien, il y a ce triangle de trois joueurs qui forment un cercle parfait à la limite du rectangle du gardien! J'aurais jamais cru que le foot était si compliqué!»

«Ah! Et but! Oui! Non! Je ne sais pas! Que dit l'arbitre? Mais quel suspense!»

«Les trois chevelus de l'équipe qui plongent au même moment sur le ballon; c'est marrant cette coordination! On dirait presque du Kamel Ouali!»

«C'est toujours embêtant le choc de deux têtes, surtout quand il n'y a qu'un seul ballon!»
Par Pa tricia Oszvald
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 13:10

Présentation


Présentation (4ème de couverture)

Vous les connaissez! est un recueil de quarante-cinq portraits au vitriol sur la gent masculine à la sauce humour. Une observation juste, drôle, incisive et sans concession des hommes de tous bords et de toute condition. Qu'ils soient touchants, désopilants, antipathiques, très sympathiques ou encore pathétiques, ils ont trouvé leur place dans ce livre pour le plus grand bonheur des amateurs du genre.

Une série de portraits tous plus amusants les uns que les autres. Chacune devrait reconnaître son chacun. Johnny, le fan de Johnny (plus vrai que l'original); Pierre, le dictionnaire (véritable bibliothèque sur pieds); Raoul, le pilier de comptoir; Thierry, le goujat; Patrice, l'hypocondriaque; Claude, « il », à moins que ce ne soit « elle »; André, l'imposteur; Joël, l'incruste; Paul, le carré d'as; Arnaud, le cavaleur; Seb, le « j'y vais à mon rythme » pour ne citer que ceux-là vous embarqueront dans leur univers très personnel. Vous reconnaîtrez à coup sûr certains d'entre eux!

Morceaux choisis :

Jean-Claude, le radin

Il compte, il compte, il compte! Il additionne, le jour; il multiplie, la nuit; il divise, le week-end et soustrait, en vacances! Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an, son cerveau est en ébullition. Des perles de sueurs, souvent froides, perlent sur son front lorsqu'il multiplie ou additionne, alors qu'il a l'air nettement plus détendu lorsqu'il soustrait. Quand il divise, il n'est pas loin du Nirvana. Surtout quand le quotient concerne les autres. Son entourage n'en peut plus et le fuit comme la peste dès qu'il sort – à tout bout de champ – sa calculette sans pile. « Avec ça, je peux calculer tant que je veux, ça me coûte pas un kopeck! ». Alors, il en profite. Tout y passe! Il n'arrête pas de faire ses comptes et comme si ça ne lui suffisait pas, il fait ceux des autres! Du coup, certains de ses amis de longue date basculent dans la colonne « entourage dangereux à éviter de toute urgence ». Il n'a aucune limite dans sa folle histoire d'amour avec les chiffres. Aussitôt reçoit-il une taxe quelconque, identique et due par tout citoyen, qu'il se précipite comme si sa survie en dépendait, chez son voisin pour vérifier si, lui aussi, a reçu la maudite taxe à payer, ne voulant pas laisser la place au plus petit doute que cet impôt ne soit dû que par lui. Il remet le couvert lorsque la taxe d'habitation ou les impôts sur le revenu font leur apparition dans sa boîte aux lettres, oubliant – et ce n'est pas un détail – que ces deux derniers sont proportionnels aux revenus de chacun et par conséquent, différents pour tou. Il frôle presque l'érection lorsqu'il constate que ses voisins paient plus que lui et baigne dans le ridicule dont il ne s'aperçoit même pas. Chaque samedi est un jour redouté par se femme, mais encore plus par lui et fatiguant pour tous. Tous les vendredis soir sont consacrés à établir la liste des courses qui ne prend que quelques minutes chez les gens normalement constitués, mais pas chez eux; toute la soirée y passe. Et attention, il ne s'agit pas ici de regrouper les bons de réductions sur les articles qu'ils ont l'habitude de consommer; non, on va acheter et manger ce qui est en promotion cette semaine et ça ne souffre aucune discussion: Qu'on aime ou qu'on aime pas; c'est moins cher et puis, c'est tout! Les rares occasions de faire un cadeau à sa femme sont un nouveau prétexte à se taper la honte sans que ça ne lui effleure même pas l'esprit. Un sac à main ferait plaisir à Madame; deux questions se posent alors et surgissent plus vite que l'éclair dans la bouche de Jean-Claude : de un; combien il coûte? De deux; vous me faites un prix? Le tout devant les yeux ébahis de sa dame qui hésite à peine entre la gêne et l'admiration face au talent non dissimulé de son homme de ne pas dilapider l'argent du ménage. Au dîner, c'est souvent jambon purée. Ils ne sont pas rassasiés, mais c'est pas cher! « Quoi? », s'étrangle-t-il, « tu prends une tranche entière de jambon, toi? On voit bien que c'est pas toi qui le paie! ». Sa femme pense à ramener des steaks pour lui faire une surprise. « Hmm! Qu'est-ce que ça sent bon; on va se régaler! ». Vingt-cinq secondes plus tard, le naturel revenant toujours au galop et, la fourchette plantée dans la viande, le couteau prêt à entailler la chair, les yeux exorbités d'impatience : « T'as payé ça combien? » balaie d'un coup la surprise, l'appétit et tout le reste!

Johnny, le fan de Johnny

On ne peut pas lui reprocher grand chose. Tout a commencé par la faute (si s'en est une?) de ses parents de lui donner le même prénom que l'idole des jeunes, l'idole de toute la famille; notre Johnny national! Par chance, c'est en garçon qu'il a fait son apparition sur terre car s'il était né fille; tout le monde aurait été dans l'embarras! Ses parents ont suivi toutes les tournées de Johnny à travers toute la France et pris soin, à chaque concert, de dévaliser la boutique souvenirs qui – et c'est bien incompréhensible – ne prévoyant pas de tailles enfants; Johnny se voyait offrir des t-shirts lui arrivant aux mollets. Toute son adolescence, il n'a entendu que les chansons et vu que les spectacles de Johnny. Si on lui demande de citer trois chanteurs, il répond : « Johnny, euh... Johnny... et... j'me souviens pas des autres... donc, Johnny! ». Aujourd'hui, Johnny est adulte, roule en Harley, s'habille tout en cuir, se coiffe comme Johnny, a les mêmes tatouages que le chanteur, mais n'a pas du tout les mêmes cordes vocales et il vaut mieux pour la paix dans le monde et la bonne santé de chacun, de ne pas l'emmener dans un karaoké ou, après quelques bières, la nostalgie l'envahit et c'est les yeux pleins de larmes qu'il balbutie « que je t'aime... que je t'aime... que je t'aime... »; les trois seuls mots qu'il connaît de la chanson toute entière. A se demander d'ailleurs si ce ne sont pas les trois seuls mots qu'il connaisse de tout le répertoire de Johnny parce qu'en plein « Laura », « Noir c'est noir » ou encore « Allumer le feu », notre ersatz se désespère toujours « que je t'aime... que je t'aime... ». Mais ce qui lui a donné le plus de mal jusqu'ici, c'est de trouver la femme de sa vie. Ce n'est déjà pas simple – paraît-il! - pour le commun des mortels mais trouver une femme blonde, de trente ans sa cadette et qui porte le prénom de Laeticia fut un exercice qui risqua bien de le faire passer à côté du bonheur."

 


Par Oszvald
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 13:02

Présentation

Tout y passe! Les gros, les moches, les cons, les feux rouges, les supermarchés, les régimes. Et tout le monde pourra se délecter en reconnaissant sa femme (Pourquoi les femmes parlent avant de réfléchir?), son mari (Pourquoi les hommes croient qu'ils vont mourir quand ils ont un rhume et commandent un cercueil s'ils doivent se faire opérer?), ses voisins (Pourquoi les alcooliques croient que l'alcool ça conserve?), les autres (Pourquoi les cons sont si nombreux?), les soirées entre amis (Pourquoi les bouteilles de vin se vident si vite?), les surprises (Pourquoi lorsqu'une femme trouve son mari au lit avec un homme, c'est surtout pas ce qu'elle croit?), etc...
Bref, tout le monde s'y retrouve!

Un excellent divertissement original et très drôle! A lire sans modération!

Extrait
 
(...)
"Pourquoi les ados ont toujours l'air de tomber des nues quand on leur répète pour la centième fois la même chose?"

"Pourquoi les hommes perdent-ils toutes notions de conduite face à un aspirateur?"

"Pourquoi les hommes pensent-ils qu'être femme au foyer, c'est passer ses journées devant la télé?"

"Pourquoi quand on a un feu rouge, on les a tous?"

"Pourquoi les hommes veulent bien avoir un chien à condition que ce soit leur femme qui le promène?"

"Pourquoi notre conjoint est de mauvaise humeur le même jour que nous?"

"Pourquoi les femmes se maquillent autant?"

"Pourquoi les hommes ne prennent pas la pilule?"

"Pourquoi les femmes sont hystériques au volant?"

"Pourquoi on fait des taches indélébiles sur notre chemise blanche, jamais sur une noire?"

"Pourquoi les hommes veulent toujours pouvoir joindre leur femme?"

"Pourquoi on s'aperçoit qu'il nous manque quelque chose quand tous les magasins sont fermés?"

"Pourquoi les hommes qui réussissent sont géniaux alors que les femmes qui réussissent ont de la chance?"

"Pourquoi le jardin du voisin est toujours plus beau?"

"Pourquoi les hommes ne disent jamais je t'aime en premier?"

"Pourquoi quand on est pressé, la voiture de devant n'avance pas?"

"Pourquoi les hommes sont ennuyeux à jeun, inintelligibles saouls et désagréables quand ils ont la gueule de bois?"

"Pourquoi on se trouve toujours dans la file de caisse la plus lente au supermarché?"

"Pourquoi les hommes sont courageux mais pas téméraires?"

"Pourquoi quand on fait une recette, le résultat ne ressemble jamais à la photo du livre?"

"Pourquoi les hommes bégayent quand ils mentent?"

"Pourquoi les femmes mangent tant de salade?"

"Pourquoi les hommes connaissent mieux le prix de l'essence que le prix des diamants?"

"Pourquoi les ados pensent que le troisième âge commence à trente ans?"

"Pourquoi les ados disent tous «mais je sais» quand on leur explique quelque chose?"

"Pourquoi la tartine tombe toujours du côté de la confiture?"

"Pourquoi les hommes savent ne penser à rien?"

"Pourquoi les ados regardent des séries débiles à la télé?"

"Pourquoi les hommes ont faim en pleine nuit?"

"Pourquoi les ados ne savent pas se lever en semaine, mais sont les premiers debout le week-end?"

"Pourquoi les hommes grignotent entre les repas?"

"Pourquoi n'y a-t-il plus notre taille pendant les soldes?"

"Pourquoi on a toujours les voisins les plus chiants au camping?"

"Pourquoi les hommes doivent avoir le dernier biscuit du paquet?"

"Pourquoi après une heure de sport, les ados sont aussi fatigués que s'ils avaient travaillé dix ans dans la mine?"

"Pourquoi les ados haussent les yeux dès qu'on leur adresse la parole?"

"Pourquoi c'est toujours notre cave qui est inondée, jamais celle du voisin?"

"Pourquoi les hommes ont au moins un vice?"

"Pourquoi faut-il dix minutes pour manger ce qu'on a mis quatre heures à préparer?"

"Pourquoi les bouteilles de vin se vident si vite?"

"Pourquoi les femmes sont si compliquées?"

"Pourquoi quand on marche dans une crotte de chien, y'a toujours un con pour dire que ça porte bonheur?"

"Pourquoi les hommes font les malins sur les pistes de ski?"

"Pourquoi les hommes parlent de leurs enfants quand ils vantent leurs qualités et des enfants de leur femme quand ils critiquent leurs défauts?"(...)


Par Oszvald
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 12:55
Présentation

Sàndor est à Paris depuis peu, ses maigres économies épuisées et à la recherche de quoi se nourrir, il rencontre Ô miracle, une pomme... et son propriétaire, Joseph. Plus tard, lorsqu'un homme de la Jet Set organise un cocktail de charité pour la sauvegarde des coléoptères d'Amérique du Sud, il le présente à l'assemblée qui voit en lui “le” nouveau tailleur de Paris. Dans son atelier, surgit un jour, un énergumène efféminé, Jean-Pierre, mais que tout le monde appelle Jip. Ou encore, LE choc de LA rencontre avec une créature sublim(e) (-inale) provoquera un grand boum dans son coeur (et surtout sur sa tête!). Sàndor est un roman drôle, riche en quiproquos et rebondissements et d'une écriture très cinématographique.

Extrait

(...)
Il m'installa et me servit aussitôt une énorme assiette de potage. Des légumes de toutes les couleurs nageaient au milieu des pommes de terre et de gros morceaux de jambon. Un pain entier me regardait alors qu'un splendide gâteau aux pommes semblait me narguer. J'étais émerveillé de voir autant de nourriture en même temps. Ça me rappelait les dîners de famille que ma mère préparait avec trois fois rien, on avait l'impression de faire un gueuleton. J'étais affamé et savourai chaque cuiller comme si c'était la dernière. Je terminai mon assiette alors que Joseph n'était pas à la moitié de la sienne. J'étais un peu gêné mais il acquiesça et me resservit de cette délicieuse soupe. Je désignai la salière et dit en hongrois :
- Só? 1
Joseph s'étonna et comprit que je lui disais que le sel était chaud. Sur quoi, il me rassura tout de suite.
- Non, Sàndor! Le sel n'est pas chaud, tu peux en prendre si tu veux!
Je ne m'attendais pas à une si longue traduction et pensai qu'il me faudra plusieurs semaines avant d'être capable de prononcer tout ça. J'en redemandais :
- Só?
Joseph est effaré et en même temps très amusé de ma récidive. Il saisit la salière de son énorme main.
- Non, Sàndor; ce n'est pas chaud, regarde!, me répéta-t-il avant de reposer la salière entre nous.
Je m'amusais autant que lui, saisis la salière à mon tour, la lui montrai et lui confirmai :
- Só!
Joseph, toujours très patient :
- Sel! C'est du sel!, répète après moi : “sel”!
Ah, enfin!
- Sel!
- Voilà! C'est très bien, Sàndor!
- Hongrois : “ Só”!
Joseph, meilleur élève que moi, répéta sans difficulté.
- Cho!
Il est content d'avoir réussi, se leva et posa sa main sur la casserole et – tout en l'agitant dans tous les sens – me dit :
- Chaud! C'est chaud!
Là, j'étais scié. Je rémétai évidemment sans problème.
- Cho!
Donc, si j'ai bien compris, “Só” qui signifie “sel” en français se dit “cho” et “chaud” veut dire que c'est chaud. C'est curieux cette manie d'utiliser le même mot pour dire des choses si différentes. S'ensuivit un éclat de rire qui en déclencha un autre, qui en appela un troisième et se transforma en fou rire “collectif”. Quelques assiettes plus tard, mon estomac ne se plaignait plus. Joseph me présenta le dessert dont j'ai eu beaucoup de mal à apprendre le nom.
- C'est de la Tarte Tatin, Sàndor! C'est très bon! Tarte Tatin!, me répéta-t-il encore.
- Tartata!
Il souriait sans se moquer de moi.
- C'est ça! C'est très bon! (...)

1Traduction de « sel » et se prononce « cho ».

Par Oszvald
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